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GESTION DES RISQUES, SERIONS-NOUS EN TRAIN DE CHANGER DE PARADIGME ?


La gestion des risques technologiques majeurs n’est pas une science exacte. Chaque accident, chaque événement et même chaque évolution législative, sont autant d'occasions de réinterroger les cadres et les pratiques, et parfois de les faire évoluer.

Des grands principes de maîtrise de l’urbanisation, de protection des populations à la réduction des risques à la source, les champs d’intervention sont vastes, techniques et très imbriqués. Et soulèvent de nombreuses questions, que les rendez-vous majeurs tenteront d'éclaircir.

D’une réflexion globale…
En 2001, l’accident d’AZF avait mis en lumière la nécessité d’envisager la gestion des risques technologiques à l’aune du territoire, et non plus seulement à celle du site ou de la zone proche. Si cette problématique reste évidemment d’actualité, son exploration ne cesse de révéler sa complexité.

Sur l’urbanisme et les risques
Tout l’enjeu de la maîtrise des risques technologiques consiste à savoir comment gérer, travailler et vivre sur un territoire accueillant des sites à risques industriels. Les PPRT ont permis de mieux intégrer les risques industriels dans les projets d’aménagements. Mais leur mise en œuvre concrète est longue et ils n’ont pas encore atteint leurs objectifs.
Quelle est l’efficacité des outils de maîtrise de l’urbanisation ?
Permettent-ils d’avoir une approche cohérente des risques sur un territoire ? Comment celui-ci tient-il compte de la présence de risques accidentels, mais aussi de son héritage industriel ?

Sur la maîtrise des risques dans les sites
Durant les 20 ans après la catastrophe d’AZF, les acteurs de la prévention des risques se sont mobilisés pour réduire les risques à la source.
En 2021, quels sont les meilleurs leviers pour progresser dans la prévention des risques technologiques en France ?
Comment intégrer des thématiques qui s’affirment de plus en plus, telles que les impacts directs et indirects du réchauffement climatique, les fragilités des nouvelles technologies comme les cyberattaques, etc. ?

Et plus largement, sur la relation industrie-territoire
Le nombre des nouvelles implantations d’industries à risque est très modeste. Des freins économiques ou réglementaires sont régulièrement invoqués. Mais il apparait clairement que l’acceptabilité de nouveaux projets par la population reste le plus prégnant. Si l’on veut encore implanter de nouvelles industries, quelles garanties donner à un territoire, et à ses habitants, que l’implantation sera pérenne, respectueuse de l’environnement et de la sécurité des populations ?

À des constats de terrains
Même si un important travail de maîtrise et d’anticipation des risques est mené depuis de nombreuses années, force est de constater que des accidents et incidents surviennent encore trop régulièrement. Outre les drames qu’ils peuvent occasionner, ils mettent aussi à jour des défaillances mais aussi des voies d’amélioration. Le dernier accident français, de Lubrizol, n’a pas dérogé à cette règle.

Sur la prise en compte des habitants
En théorie, les riverains des sites concernés sont informés des risques et des consignes à appliquer en cas d’accident. Dans la réalité, les dispositifs réglementaires échouent encore à les préparer. Il est indispensable que la population ait confiance, qu’elle ne découvre pas le sujet, qu’elle ne se mette pas en danger en ayant des comportements inadaptés ou en gênant l’intervention des services de secours. Comment “impliquer” les riverains ? Comment aller là où les gens sont ? Comment prendre en compte leurs besoins ?

Sur la gestion de crise
Les moyens d’alerte des populations se sont révélés obsolètes. La communication de crise de l’État a été remise en cause. Certains acteurs du territoire qui auraient pu être mobilisés ne l’ont pas été.
A l’heure des réseaux sociaux, peut-on encore communiquer de la même manière qu’au XXe siècle ? L’État peut-il se passer du soutien des acteurs locaux ?

Sur le suivi du post-accident
La réponse apportée par les pouvoirs publics à la population a été très mal perçue, comme l’a illustrée la controverse autour de la liste des substances contenues dans les fumées. Cet accident a ainsi mis en évidence la complexité du suivi des rejets (analyse, connaissance des effets à long terme etc.) et des informations à donner. Comment gérer l’impact sanitaire et environnemental des accidents ? Quels gages donner sur la véracité des informations transmises ? Quels sont les rôles des différentes parties prenantes ?

Ces premières questions ne manqueront pas, lors de Rendez-vous majeurs, d’en faire émerger bien d’autres. Les échanges entre intervenants et participants permettront de partager les problématiques de terrain, de confronter les points de vue et de valoriser les retours d’expérience et les bonnes pratiques. Avec un objectif essentiel : comprendre ensemble, et s’engager mutuellement pour faire progresser la sécurité de tous.